mierdasse

J'ai décrété que je t'aime.
Je ne te demande pas ton avis. Tu n'as rien à dire.
J'ai aimé entendre ta voix, j'ai effleuré ton esprit, et j'ai décrété que je t'aimais.
C'est du pur égocentrisme ; tu me fais penser à moi. Par certains côtés, tu es moi. Peu importe ; l'amour est égoïste de toute façon. JE t'aime parce que tu ME plais. Moi, moi, moi. Et alors ? JE voudrais t'emmener avec MOI dans un endroit à part, parce que cela ME conviendrait.
Egoïsme.

On peut croire que l'amour est de donner son âme, tout son être à l'autre. Mais on fait cela car cela nous plaît. Si l'on appartient à l'autre, alors, on est avec l'autre. La "personne aimée"... C'est celle qui M'est le plus importante, à MOI.
Ceci dit, cela n'a pas d'importance. Même si c'est égoïste, continuons d'aimer, continuons de vivre, continuons de produire des textes mielleux comme celui-ci - ah, non, il ne vaut rien : continuons.

Bref, j'ai décidé de t'aimer. J'ai décrété que c'était une décision. Si ce n'est pas moi qui l'ai voulu, ça veut dire que c'est quelque chose que je ne maîtrise pas, quelque chose qui me manipule, du vent - que j'allais qualifier d'insaisissable, mais il est par nature insaisissable : je ne suis pas assez agile ; aux autres, les doigts de fée.
Je t'aime car tout ce que tu es me plaît, une fois que c'est mis ensemble. C'est insupportable, réellement. Je crève d'avoir envie de te voir, je crève de ne pas te voir, je crève de te voir. Peu importe, au fond je suis vivante ; alors continuons. Continuer quoi ? A rassembler les miettes et à essayer de les rendre cohérentes ? Oh, on peut faire ça, on n'y arrivera jamais, mais on peut le faire. C'est une occupation comme une autre. Comment ça, "cela ne sert à rien" ? Qu'est-ce qui est utile ?

Que désires-tu ? Que veux-tu protéger ?

J'ai eu envie de m'asseoir dans le vent, et de le laisser nettoyer mon esprit. Chasser les pensées parasites. Chasser ce qui n'est pas convenable. C'est inconvenant...
Je ne l'ai pas fait ; cela ne servirait à rien. Et si jamais cela marchait ? Oh, non, ce serait une tragédie ; être un individu parfait, à vomir.
La perfection est inatteignable : on jalouse la perfection, or si elle était parfaite, elle devrait attirer l'amour et non la haine ; ça ne marche pas.

C'est inutile. Ne pas savoir par où commencer, car on ne sait même pas où l'on veut aller... Avancer sans but, mais avancer ; on ne veut pas se laisser enfermer, il faut voir du paysage ! Attention, le chemin est bordé de précipices. Boum.

Il n'y a rien de parfait. Il n'y a rien d'éternel.
Quelle importance ? J'ai décrété que je t'aimais. La vie est belle.





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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 17:56